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jeudi 18 mars 2010

Hanoi la trépidante


La vie à Hanoi a quelque chose de particulier. Il y a une telle activité partout dans toutes les rues et ruelles que ça en est enivrant. La ville rappelle un peu New-York, le modernisme et les taxis jaunes en moins. Le bruit des klaxons est omniprésent, les motos règnent dans cette ville où les rues on souvent trop étroites pour les voitures, encore pire pour les camions. Les motos sont utilisées pour transporter les marchandises et approvisionner le million de petits commerces qui font le charme de ses rues.
L'architecture n'est pas tellement impressionnante. Il y a certes de beaux édifices coloniaux, vestiges de l'Indochine sous gouverne française, dont le palais présidentiel est un bel exemple. Les ambassades sont aussi de beaux édifices. Nous avons également pu admirer de belles maisons vietnamiennes faites en hauteur, très étroites et bien décorées. Mais la plupart des maisons et commerces sont toutefois ordinaires et témoignent du niveau de vie modeste des gens. Souvent, les gens habitent derrière le commerce qu'ils exploitent. Il ne semble pas y avoir de jardins derrière ces maisons. Aussi, la vie se passe sur le trottoir. C'est ce qui fait le charme de la ville en fait, sa vie sur la rue.

Matin, midi et soir, les gens sortent le chaudron et de quoi faire un feu ou des briquettes. On chauffe la soupe ou de la viande et on vend des repas dans un bol avec un petit tabouret en plastique autour d'une minuscule table basse.
Les gens mangent sur le trottoir, pratiquement assis par terre, entre les motos stationnées (on ne stationne pas dans la rue en général s'il y a un trottoir pour le faire). Il y a donc une proximité entre les gens à laquelle on n'est pas habitué, lorsque l'on marche sur le troittoir. Pourtant, pas de bousculade, tout le monde s'évite de justesse. Les gens sont habitués.
Marcher autour du pâté de maisons signifie donc zigzaguer entre motos, gens assis, trottoirs tout croches, tantôt quelques pas dans la rue en faisant attention de ne pas se faire happer par une auto, tantôt autour de vendeurs de rues qui essaient de nous vendre n'importe quoi, de la grappe de bananes, aux chapeaux vietnamiens, aux vieux livres, aux ballons à l'hélium, ou aux tours de pousse-pousse.
Dans le vieux quartier, les rues sont étroites et il y a tellement de monde que l'on passe presque inaperçus. Autours des sites touristiques, c'est différent et les vendeurs nous attentent. Ils ne sont pas trop agressifs par contre, nous appelant par un "hello" (on a connu pire) et généralement un "no thank you" poli suffit à les faire taire.
Mercredi on est allé justement baigner dans la vie de rue du vieux quartier. de Hanoi. Intense. Il y a une telle activité, ça en est étourdissant. On comprend ici qu'on ne vient pas d'inventer le commerce. On ne voit que ca: échange de biens, livraison, déballage de boites, etc. Et beaucoup de gens qui attendent le client.
L'outil de travail principal à cette vie économique: la moto. On transporte de tout: caisses de bière, vitres, frigos, poules, même un cheval, selon des touristes rencontrés dernièrement, qu'on aurait attaché sur le siège d'une moto! Sans moto, impossible de livrer dans les ruelles où les camions ne passent pas.
Dans le marché Dong Xian, on vend un peu de tout: du tissus, des vêtements, du poisson, des bébelles inutiles à 1 dollars, des perruches, des crevettes séchées pour faire la pho (soupe), même des chiens que l'on souponne destinés à un autre but qu'à devenir des animaux de compagnie.

Un peu à l'écart de ce bain de foule, nous avons visité la cathédrale St-Joseph et dîné dans un resto italien, le Méditerranéo, juste en face de l'église. Délicieux. Juste à côté, un autre resto, la Salsa je crois, qui est aussi recommandé dans les guides de voyage.

Nous avons également visité la prison de Hoi Long (?) Cette prison peu sympatique fut le lieu de résidence de nombreux prisoniers politiques, ainsi que de prisonniers de la guerre du Vietnam. On attachait les prisonniers par les pieds, on torturait et parfois, on leur enlevait un poids de sur les épaules.
Autre détail architectural intéressant de cette prison: les murs sont surplombés de tessons de bouteilles coulés dans le ciment, puis de fil électrifié, question d'enlever le goût aux prisonniers de s'échapper...
Pour décompresser, nous avons fini la journée d'hier dans un resto indien, le Tandoor. Également délicieux. En fait, une chose est constante jusqu'à présent, la nourriture est excellente. Aucun soucis à se faire et aucun gargouilli d'estomac depuis 2 semaines. On a toutefois évité de boire l'eau du robinet et de manger salades ou légumes crus et non pelés. On ne s'est pas laissé tenté non plus à manger sur les trottoirs, bien qu'à mon avis, la soupe ou certains mets spécifiques seraient sans risque (et ca sent bon!). Quand aux viandes braisées (porc, poulet etc.) vendues sur la rue, elles sont souvent laissées à refroidir à l'air libre dans des paniers d'osier alors à éviter par contre, sauf si vous voulez tester le système de santé du Vietnam.

Comme les restos sont si peu chers et les guides de voyage remplis de bonnes adresses, on n'a pas encore épuisé nos ressources ni notre portefeuille. On essaie toujours de nouvelles adresses. Tiens, ce soir, c'était le Green Tangerine, recommandé dans plusieurs guides de voyage.
Parmi les meilleures tables en ville, à ce qu'il paraît. Resto tenu par des français. Plus cher que la moyenne mais exquis et le décor a beaucoup de cachet. Nous avons transformé le resto en garderie pour l'occasion.
Aujourd'hui, la journée a néanmoins été plus lente. La fatigue accumulée par les nuits interrompues par les two-o'clock-bibs commence à nous ralentir. Nous avons déambulé dans les rues autour de l'hôtel, puis sommes allés flâner dans un parc à coté du mausolée de Ho Chi Minh. Visite du musée et des jardins du palais présidentiel. Intéressant et relaxant.
Bébé se porte bien. Il fait des boutons de chaleur dans le visage. Du moins c'est ce qu'on croît. Certains autres bébés ont les mêmes symptomes. Il faut dire qu'il est toute la journée le visage collé sur notre poitrine dans son sac kangourou. Il adore ca par contre, se sentir collé. Pour les parents qui partent bientôt, n'hésitez pas: procurez vous un mei tai ou un sac similaire. Nous avions d'abord pensé apporter une poussette mais sommes contents de ne pas l'avoir fait. De toute façon ca n'est pas carrossable pour les poussettes et c'est carrément dangereux dans les rues.

Bébé nous suit sans broncher toute la journée. Pas facile dans cette ville où le bruit est agressant et où tout semble en mouvement. Bien collé sur nous, il semble indifférent, souvent curieux (peut-être est-il habitué aux klaxons).
Le seul moment où sa patience est à zéro est lorsqu'il a soif. Alors là, le biberon a intérêt à ne pas être loin car sinon... Alors on prépare les biberons à l'avance pour la journée et la nuit. Pas facile lorsqu'on en a que deux!!! Alors on ébouillante souvent. Notre chambre au Somerset a une cuisine alors c'est pratique pour cela.

Nathan semble s'épanouir de plus en plus à chaque jour. Son grand frère l'amuse et une bonne chimie s'installe entre eux. Il nous fait des sourires et nous cherche lorsqu'on s'éloigne dans l'appartement. La nuit, s'il se réveille, on le rassure et il réussi à se rendormir (sauf s'il a soif alors là, rien à faire, il huuuuuurle !!!). Ca va vraiment très bien.

Si bien qu'on examine la possibilité d'aller à la Baie de Halong et peut-être le Halong terrestre, mais le temps manque. On devra rallonger notre séjour au Vietnam!!!

1 commentaire:

  1. Merci pour toutes ces belles photos, ça nous fait voyager nous aussi.

    Ça me donne de plus en plus hâte d'y aller et surtout ça me donne le goût de découvrir ce pays.

    Mais il ne semble pas faire très chaud car sur la dernière photo vous êtes tous les 3 à manches longues. Combien fait-il ?

    Chantal

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